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  • Photo du rédacteurLaura Vuillemin

La France et l’Algérie : une histoire tragique qui a sa terminologie

La France, ce ne sont pas que les clichés (lassants) habituels, comme la Tour Eiffel, les croissants, le romantisme et j’en passe, mais également une histoire coloniale peu glorieuse.


L’Algérie a été une colonie française de 1830 à 1962. Elle est devenue indépendante après une guerre qui s’est déroulée de 1954 à 1962 et qui a occasionné beaucoup de violence et de drames. Certains la qualifient de « sale guerre ».


Ce conflit est indissociable de certains termes, et c’est à eux que je voudrais consacrer ce billet. Je cite ici les plus « connus », mais il en existe d’autres.


▶️ Barbouze : une barbouze (ou « un barbouze », les deux se disent) était un agent secret français chargé de lutter contre l’Organisation de l’Armée Secrète (OAS), une organisation terroriste clandestine française qui défendait la présence française en Algérie.


▶️ Fellagha : un fellagha était un combattant algérien qui luttait pour l’indépendance. On utilise aussi ce terme pour faire référence aux Tunisiens qui se sont soulevés contre l’autorité française (la France ayant également instauré un protectorat en Tunisie, jusqu’en 1956).


▶️ FLN : le Front de Libération Nationale, un parti politique algérien, militait pour l’indépendance de l’Algérie. Il était secondé par une branche armée, l’Armée de Libération Nationale (ALN).


▶️ Gégène : ce terme d’argot renvoie aux génératrices de courant électrique utilisées en Algérie par certaines unités françaises pour torturer des prisonniers. Ça se passe de commentaires, je crois…


▶️ Harki : les Harkis sont des Algériens engagés par l’armée française pendant la guerre, pour lutter contre le FLN. Ils sont évacués en France après l’indépendance. Ils ont été qualifiés de traîtres par l’Algérie, mais également discriminés par les Français. Leur situation était particulièrement difficile.


▶️ Pied-Noir : on appelle « Pieds-Noirs » les Français d’ascendance européenne installés en Algérie jusqu’à l’indépendance. Ils ont été rapatriés en France à la fin du conflit. Certains ne connaissaient que l’Algérie, car ils y étaient nés.


La guerre a affecté de nombreux innocents qui n’avaient rien demandé, en Algérie comme en France. Il ne faut jamais oublier ce qu’il s’est passé et toujours lutter contre les amalgames nauséabonds (car, hélas, on entend encore des horreurs en 2023).


Je suis allée en Algérie en 2019, à Alger et Tipaza. Un de mes rêves était de voir « Alger la blanche ». J’ai pu y profiter de la belle hospitalité algérienne. Le seul point négatif aura été la pluie qui m’a poursuivie pendant tout le voyage :-). Mais j’y verrai un jour le soleil briller, car je compte bien y retourner, et cette fois dans le sud !


📷 Mosquée Sidi Abderrahmane, casbah, Alger

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